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Place au changement … dans notre cerveau !

J’ai relevé cet article car c’est une revue qui accompagne la philosophie de cette entreprise en soutenant la notion principale : la neuroplasticité. Les neurosciences connaissent actuellement une révolution. Elle est menée, entre autre, par un des plus grands neuroscientifiques au monde : le professeur Merzenich. Depuis le siècle dernier il s’évertue à prouver l’existence de ce concept, à l’appliquer au quotidien et à le diffuser dans le monde. C’est ce qu’il fait avec son équipe à travers cet article datant de l’année dernière. Je vous propose un aperçu simplifié de ce papier. Il y reprend les principes fondamentaux de la neuroplasticité :

  • la continuité temporelle de la plasticité : il n’y a pas d’âge pour en faire preuve malgré certaines périodes critiques qui la rendent plus simple (petite enfance, relations amoureuses, enfantement…)
  • la possibilité d’entraîner le cerveau à être plus efficace en utilisant ces mécanismes,
  • la manière dont les connexions entre les neurones se créent et se renforcent est un processus évolutif et sensible à l’environnement,
  • les changements physiques dans le cerveau grâce à la neuroplasticité positive sont visibles : augmentation du volume à l’extérieur et à l’intérieur du cerveau, augmentation des gaines de protection, nombre de messagers et de récepteurs,…
  • la plasticité est possible grâce une concurrence dans le processus synaptique : entraînement = renforcement, relâchement = affaiblissement,
  • la plupart (peut être l’intégralité) des circuits de neurones (normaux ou pathologiques) sont modifiables : réorganisation du cerveau, renforcement des connexions positives et renormalisation des voies sont les maitres mots.

Situation actuelle, limites et perspectives autour de la neuroplasticité

Ils puisent ensuite dans la littérature des exemples concrets de la puissance des approches basées sur la neuroplasticité. Les cas étudiés vont de la schizophrénie en passant par l’héminégligence aux pathologies neurodégénératives. A travers cette revue, les auteurs nous montrent qu’il n’existe pas de frontières à la réorganisation cérébrale.

Les limites se manifestent lorsque les auteurs abordent la réalité des thérapies utilisées actuellement. Un frein apparaît au niveau académique. Les facultés de médecine et de (neuro)psychologie cognitive et/ou clinique se concentrent (pour la plupart) sur des apprentissages chimiques et anatomiques. Cela implique une médecine focalisée sur les médicaments et une neuropsychologie sur les thérapies de remédiation classique. Ces dernières demandent du temps, nécessitent un professionnel sur l’ensemble des séances et elles ont un impact limité sur l’ensemble de l’organisation cognitive et cérébrale.

A contrario, les thérapies basées sur la neuroplasticité peuvent être proposées sur ordinateur, tablette ou smartphone, à un coût moindre et ne requière pas forcément la présence directe d’un professionnel. Les limites de l’approche informatisée ne sont plus à appliquer à ce type de thérapie car elles n’ont pas la même structure que les outils précédemment étudiés.

Ce plaidoyer se termine par la vision futuriste de Merzenich et ses collègues. Ils partent du constat fait ci-dessus : les techniques actuelles sont très limitées pour traiter en profondeur les désordres cérébraux (psychiatrie et neurologie). Contrairement à elles, les thérapies neuroplastiques permettent un changement global, une réorganisation bénéfique de tous les circuits. Toutefois, le développement d’outils adaptés est nécessaire. L’avenir semble passer par cette révolution neuroplastique et surtout académique pour permettre à l’ensemble de la population de jouir pleinement de ses capacités.

A bientôt pour un prochain article, bien cordialement.

Julien VION

Sources : Merzenich, Van Vleet et Nahum (2014). Brain plasticity-based therapeutics. Frontiers in Human Neuroscience, Vol 8 article 285.

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