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L’environnement et le cerveau : quels liens écologiques ?

Dans l’histoire de l’humanité la nature a toujours eu une place prépondérante. D’abord pour se nourrir et boire, ensuite pour nous abriter, puis pour nous permettre de nous épanouir et de nous développer. Malheureusement, la société actuelle a tendance à l’oublier. C’est d’autant plus vrai dans les grandes villes bétonnées présentes dans le monde entier. J’ai vécu cette prise de conscience de cela lorsque je suis allé visiter New York. J’ai passé 4 jours à Manhattan, au milieu des building, alternant visite de musées, métro et marches dans les rues fourmillantes de vie. Sur la fin, j’ai perçu en moi une sensation d’étourdissement. Comme si cet environnement artificiel devenait oppressant. Je me suis rassuré en me disant que mon cerveau était confronté à un environnement inhabituel. Je me suis rendu compte que je me trompai en partie. Dans le métro, il y avait des petites affiches qui proposaient des numéros d’aides pour les personnes en difficultés psychologiques. J’ai donc compris que je n’étais sans doute pas le seul à ressentir ce type d’émotions. A mon retour, cette expérience personnelle m’a poussé à faire des recherches sur le lien entre environnement et cerveau. C’est là que j’ai découvert la puissance de la nature sur notre organe roi. Nous allons donc plonger dans ces recherches au prochain paragraphe.

Pourquoi parler de neuro-écologie ?

Nos relations à la nature dépendent de notre mode de vie, du lieu de résidence, du temps passé devant les écrans ou les activités intérieures et de notre histoire vis-à-vis d’elle. Néanmoins, nous pouvons tous faire l’expérience naturelle pour nous y replonger. Cette expérience est définie comme une interaction avec le monde naturel direct ou virtuelle avec nos sens. Pourquoi devrions-nous cultiver notre jardin au sens propre comme au figuré ? Simplement parce que cela améliore notre bien-être. Dans leur revue, Bratman et ses collaborateurs (2019) ont fait apparaître une véritable tendance allant dans ce sens. Par exemple, les images et sons naturels ont un impact positif sur le corps et le cerveau. Les marches dans la nature sont plus efficaces que les marches en ville pour faire évoluer les capacités affectives et cognitives des personnes.

Pour résumer leur pensée neuro-écologiques, les auteurs (26 scientifiques !) ont pu se retrouver sur 3 consensus sur l’impact de la relation avec la nature :

  • Amélioration du bien-être (émotions positives, joie, sens de la vie, diminution de la détresse mentale, interactions sociales positives) et des performances  (amélioration de la créativité, des capacités cognitives et des performances à l’école / au travail)
  • Diminution des problématiques psychologiques (amélioration du sommeil, diminution de symptômes de l’anxiété et de la dépression)
  • Diminution du temps passer en contact avec la nature ces dernières années à cause des écrans et des activités sédentaires ce qui impact directement les deux premiers points

Les auteurs vont plus loin que leur constat et proposent un modèle neuro-écologique qui permet de se projeter sur des recommandations de santé public ainsi que sur l’urbanisation (cf tableaux en bas de page). Ils évoquent les besoins d’études sur 4 critères pour avoir des données robustes : les types d’environnement naturels, l’exposition nécessaire (quantité jours/année), l’expérience (les type d’interaction et les doses) et enfin les effets. Ce constat me permet de faire un lien avec une actualité : les élections municipales (valable pour les autres aussi). Les propositions de certains candidats à la mairie de Paris où à Lyon, par exemple, vont dans le sens écologique avec un discours autour de la protection de l’environnement. Après les recherches adéquates ils pourraient ajouter l’argument du bien-être dans leurs projets ou pour défendre leurs bilans neuro-écologiques.

Le bio, la thune et les truands habituels : qu’est-ce qui nous ralenti dans nos envies de nature ?

La transition écologique est lente, pourquoi ? Passons en revue rapidement les éléments les plus connus : le manque de moyens des consommateurs, les lobbys, le modèle économique, les fonctionnement sociétaux, culturels, … Mais ce n’est pas ce qui nous intéresse ici. Nous allons plutôt explorer ce que nous pouvons faire évoluer au quotidien : les habitudes. Par exemple, l’habitude de passer ses soirées devant la télévision / les écrans. Si cette activité est systématique, elle se renforce jour après jour. En plus, elle va déclencher le circuit du plaisir ce qui va amplifier le mécanisme (confort, informations, statut, reproduction, … pour en savoir plus sur le circuit du plaisir, retrouvez mon article sur le sujet ici). Vous voyez le spectre de la routine de couple, de l’obésité, du mal-être apparaître ? Si ce n’est pas le cas, vous devez intégrer que c’est un risque important si c’est votre unique moyen de passer vos soirées. L’idéal pour éviter cela c’est de diversifier ses soirées: jeux de société, dessin, discussion en famille, lecture, massage, … et bien sûr tout ce qui est en lien avec la nature (jardiner, s’assoir ou marcher près de la nature, s’occuper de ses plantes / animaux de compagnie, juste observer la nature, écouter des chants d’oiseaux pour méditer, …) ! Tout cela ne se fait pas en un soir évidemment. L’idéal est d’y aller progressivement. Un soir dans la semaine, puis deux puis trois jusqu’à arrivé à un équilibre entre vos activités. Pour que votre nouvelle habitude tienne, pensez toujours qu’il faut entre 3 et 6 mois au cerveau pour changer en profondeur et sur du long terme. Répartissez donc votre programme de changement sur ces périodes pour des résultats durables.

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A bientôt pour un nouvel article, bien cordialement.

Julien VION.

 

Bartman, G.N., Anderson, C.B., Berman, M.G. et al. (2019). Nature and mental health : an ecosystem service perspective. Science advances, 5, 1-14.

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